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Parlons de l’auto-édition

Avant de vous parler de l’édition que je baptiserais « classique », parlons rapidement de l’auto-édition et de pourquoi ça peut être une mauvaise idée. Du coup, je vais un peu vous parler de mon expérience, j’incruste un peu ma vie dans ce billet désolé 😉

Donc, un jour, fier de mon travail d’auteur, je me dis que je vais éditer mon livre. Pour une raison ou une autre, je décide de ne pas passer par des maisons d’édition et tente l’aventure (c’est le terme) en solo. Je réserve des numéros ISBN, contacte un graphiste pour la couv, un correcteur orthographique professionnel, je monte une société pour pouvoir être disponible facilement dans toutes les librairies francophones du monde, je sélectionne un imprimeur dans mes moyens et je me lance. Je vous fais grâce de toute la période de relecture en comité etc…

Je suis prêt, je me lance, j’inonde le marché avec mes quelques centaines d’exemplaires. Je vais dans des salons, dans les librairies, même dans des centres commerciaux et je vends plutôt pas mal d’exemplaires. Comme je veux faire les choses bien comme il faut, j’envoie des services presse et contacte des blogueurs. Évidemment, les services presse ne sont pas spécialement lus, après tout je ne suis personne dans le petit monde de l’édition. Et puis un jour, je rencontre un journaliste (un vrai) spécialisé dans la littérature jeunesse. Un mec très sympa, on discute beaucoup autour de mon projet et je finis par lui proposer de le lire, puisqu’il est tellement intéressé. Sa réponse a été claire et nette : « non ! ». Aucune agressivité ni même de dédain. Un simple « non » qui ne laissait aucune place à l’argumentation. Passé le choc de cette réponse, nous avons poursuivi et son principe était simplement de ne pas s’attarder sur l’auto-édition. Pour lui, un livre qui n’était pas passé par un professionnel de l’édition était forcément un mauvais article. Pas parce que l’auteur n’a pas l’imagination ni le talent. Juste parce que le travail d’éditeur derrière un auteur est énorme et que seul, on ne peut pas le faire correctement.

Le temps aidant, j’ai fini par accepter qu’il a certainement raison. Ça ne m’a pas empêché de sortir d’autres livres depuis et d’en apprendre de plus en plus sur le fameux métier d’éditeur. N’empêche qu’avec la meilleure volonté du monde, un jeune auteur ne peut pas rivaliser avec un éditeur de métier.

Évidemment, qu’on a mis tout ce qu’on avait dans ce livre qu’on auto-édite ! Évidemment qu’on a travaillé, fait appel à pleins de gens, etc… mais on n’a pas le recul nécessaire. Pas pour un premier ni même un deuxième ou troisième livre.

Reprenons mon cas, lors d’une séance de relecture en comité. On lisait le texte à quatre et parfois, il y avait des idées de correction sur la trame de l’histoire. J’étais finalement le seul à décider si je les acceptais ou pas. J’ai forcément accepté de mauvaises idées et refusé des bonnes ! Et puis d’ailleurs, ces personnes avec qui j’ai relu et corrigé, n’étaient pas des pros non plus. C’était des grandes lectrices, mais pas des pros.

Voilà la différence entre l’édition et l’auto-édition : l’égo. Un éditeur ne vous caressera pas dans le sens du poil. S’il vous dit que votre idée est pourrie, il faudra batailler et le convaincre. Sinon, vous devrez revoir le chapitre. Quand vous êtes le seul maître à bord et même avec la meilleure des intentions, il y a des fois où vous ne saurez admettre avoir eu tort. C’est humain.

Pour cette raison, un bon éditeur derrière soi est TOUJOURS une bonne idée. Mais c’est quoi un bon éditeur ?

Il y a plusieurs réponses possibles à cette question, en attendant d’avoir celle qui vous convient, méditer sur le choix entre édition et auto-édition. Car, encore une fois, l’auto-édition peut être une solution tout à fait acceptable selon votre objectif 😉

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